En direct, législatives 2024 : Aurore Bergé et Gérald Darmanin plaident pour une alliance du camp présidentiel avec la droite (2024)

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LIVE CONTEXTE Quelques informations à retenir mardi soir Le Nouveau Front populaire se réunit en fin d’après-midi pour «tracer le chemin» de son programme, selon Manuel Bompard Jordan Bardella «assume» sa «part de responsabilité» dans la «défaite» du RN et estime que les candidats «pas conformes ne siégeront pas» Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal de rester premier ministre «pour le moment» afin «d’assurer la stabilité du pays», selon l’Elysée Tout le live Pour François Bayrou «ce ne sont pas les partis qui feront la majorité, c’est le président de la République qui décide [qui] peut rassembler» Gérald Darmanin plaide pour une alliance avec LR: «Il pourrait y avoir un premier ministre de droite, ça ne me gênerait en rien» Aurore Bergé défend une «alliance programmatique» du camp présidentiel avec la droite pour «dépasser le bloc de gauche» et former un gouvernement «La gauche seule n’est pas en capacité d’avoir la majorité», affirme Carole Delga, qui tend la main à l’aile gauche des députés macronistes Entretien | François Ruffin revient sur les raisons de sa rupture avec LFI Si la gauche accède au pouvoir, elle «ne pourra pas gouverner par des décrets et des 49.3», estime Raphaël Glucksmann Au programme de ce mercredi 10juillet Mathilde Panot réélue à la présidence du groupe LFI à l’Assemblée Edouard Philippe confirme sur TF1avoir dîné avec Marine Le Pen après les révélations de «Libération» Quelques informations à retenir mardi soir Xavier Bertrand dit souhaiter un «gouvernement politique» dominé par Les Républicains L’ancien premier ministre Edouard Philippe appelle à «un accord technique» autour d’un bloc, «composé de Renaissance, du MoDem, d’Horizons et de LR» Emmanuel Macron a reçu Gérard Larcher à l’Elysée mardi soir Le Nouveau Front populaire, plébiscité dans les quatre circonscriptions de la Martinique; mais l’abstention y reste très forte Cinq députés «insoumis» «frondeurs» proposent de créer un groupe commun avec les communistes et les écologistes L’ancien président du groupe LR Olivier Marleixappelle Emmanuel Macron à «nommer un premier ministre issu des Républicains» Le Nouveau Front populaire se dit prêt à gouverner «dès demain» et met en garde Emmanuel Macron contre le maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon En Italie, l’impasse de la télévision publique sur les élections françaises fait des remous Le contexte Pour approfondir
En direct, législatives 2024: Aurore Bergé et Gérald Darmanin plaident pour une alliance du camp présidentiel avec la droite (1)

Live en cours

La ministre chargée de l’égalité femmes-hommes et le ministre de l’intérieur étaient dans les médias, mercredi matin, pour affirmer que cette coalition «pourrait numériquement dépasser le bloc de gauche», selon Mme Bergé.

21:10 L’essentiel

Quelques informations à retenir mardi soir

  • L’ancien premier ministre et président d’Horizons, Edouard Philippe a appelé, sur France2, à la formation d’un «bloc (…) qui réunirait de LR à Renaissance». Edouard Philippe a écarté le terme de coalition, y préférant «un accord technique qui permet d’avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an».
  • Dans un entretien accordé auFigaro, Olivier Marleix, l’ancien président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, a appelé, de son côté, Emmanuel Macron à «nommer un premier ministre issu des Républicains» en se basant sur un spectre d’élus similaire à celui évoqué par Edouard Philippe.
  • Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, membre des Républicains, a dit souhaiter, sur France 2, un gouvernement d’«urgence nationale» qui se baserait sur une alliance à l’Assemblée nationale comprenant à la fois les élus de son parti et les formations du camp présidentiel (Renaissance, MoDem, Horizons), voire les élus issus de l’UDI et d’autres indépendants.
  • Dans le même temps, Emmanuel Macron a reçu, mardi soir, Gérard Larcher, le président du Sénat, à l’Elysée, selon une information confirmée au Monde par l’Elysée et une source sénatoriale après un article du Figaro publié en fin d’après-midi sur ce sujet. La teneur de leurs échanges n’est pas connue à ce stade.
  • Le Nouveau Front populaire (NFP) se dit prêt à gouverner «dès demain». Dans un communiqué commun, les quatre formations politiques du NFP ont interpellé le président de la République, l’incitant à «se tourner immédiatement vers le Nouveau Front populaire pour lui permettre de former un gouvernement». L’alliance de gauche a aussi mis «solennellement» en garde Emmanuel Macron contre un maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon. Le patron du PS, Olivier Faure, s’est dit «prêt à assumer» la fonction de premier ministre.

Le 08/07 à 16:22 L’essentiel

Le Nouveau Front populaire se réunit en fin d’après-midi pour «tracer le chemin» de son programme, selon Manuel Bompard

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, est revenu sur «le résultat clair et définitif» du second tour des élections législatives, qui ont vule Nouveau Front populaire (NFP) se placer en tête du scrutin, avec quelque 190 élus.

M.Bompard a réagi au maintien temporaire de Gabriel Attal au poste de premier ministre, malgré l’annonce de sa démission dans la matinée: «Il ne peut pas être question que le maintien de Gabriel Attal à Matignon vienne effacer le vote des Françaises et des Français.»

Le coordinateur de LFI a appelé Emmanuel Macron à «respecter» le scrutin, assurant que le NFP se préparait «à gouverneret à appliquer le programme qui est le nôtre». Dimanche soir, toutes ses formations l’ont répété: ce sera sur son programme de rupture que le Nouveau Front populaire veut baser son projet de nouveau gouvernement.

«C’est à cela que nous travaillons», a confirmé M. Bompard, précisant que «les différentes formations du Nouveau Front populaire» allaient se réunir en fin d’après-midi, «pour continuer à tracer ce chemin, pour être fidèle à l’espoir qui s’est levé partout en France».

Le 08/07 à 15:28 L’essentiel

Jordan Bardella «assume» sa «part de responsabilité» dans la «défaite» du RN et estime que les candidats «pas conformes ne siégeront pas»

Jordan Bardella a commenté les résultats du second tour des élections législatives, qui ont vu le Rassemblement national (RN) finalement remporter 125sièges dans la nouvelle Assemblée nationale, et ses alliés «ciottistes» 17sièges, selon les résultats complets (non définitifs) du ministère de l’intérieur.

Jordan Bardella a «assumé» lundi une «part de responsabilité» dans la «défaite» du RN, arrivé troisième lors des législatives anticipées de dimanche, derrière la gauche et le camp macroniste. «On commet toujours des erreurs, j’en ai commi[s]», a expliqué l’eurodéputé. «J’assume ma part de responsabilité tant dans la victoire aux élections européennes que dans la défaite d’hier», a-t-il ajouté.

Alors que le nouveau groupe parlementaire du Rassemblement national à l’Assemblée va devoir se pencher sur le cas de plusieurs de ses nouveaux députés épinglés ces derniers jours pour des sorties racistes, climato-sceptiques ou complotistes, Jordan Bardella a reconnu que «cela nécessiterait probablement que nous regardions les choses sur l’investiture d’un certain nombre de candidats», rappelant que certains candidats avaient déjà été «écartés en début de campagne».

«Les gens qui ont tenu des propos qui ne sont pas conformes à ma vision, à ce que nous défendons, à la ligne politique que je porte, ne siégeront pas» au pasau sein du groupe parlementaire RN à l’Assemblée, a-t-il répété, estimant qu’il s’agissait «d’une ou deux personnes».

«99% de nos candidats sont absolument irréprochables», a-t-il insisté, décrivant «des candidats implantés» qui représentent aussi «ces nouveaux visages que nous souhaitons mettre en avant». «Je le dis clairement, sur quelques circonscriptions, les choix que nous avons faits n’étaient pas les bons, et je prends ma part de responsabilité aussi [dans ces désignations]», reconnaît enfin l’eurodéputé.

Le 08/07 à 12:18 L’essentiel

Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal de rester premier ministre «pour le moment» afin «d’assurer la stabilité du pays», selon l’Elysée

Le premier ministre est arrivé lundi en fin de matinée à l’Elysée pour présenter sa démission à Emmanuel Macron. Le président de la République lui a demandé de rester premier ministre «pour le moment» afin d’«assurer la stabilité du pays», rapporte l’Elysée.

Le cortège du premier ministre a franchi peu avant 11h30 le portail principal de l’Elysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, le ministre des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, et la ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, également acteurs politiques du camp présidentiel, sont arrivés peu après. Ils ont tout trois été élus ou réélus députés dimanche 7juillet.

Tout le live

09:08

Pour François Bayrou «ce ne sont pas les partis qui feront la majorité, c’est le président de la République qui décide [qui] peut rassembler»

«Croire ou faire croire que les électeurs ont choisi un camp contre l’autre, c’est absurde», a déclaré le chef de file du MoDem, François Bayrou, mercredi sur BFM-TV/RMC, en affirmant qu’«il n’y a pas eu de vainqueur à cette élection» et que la gauche, bien qu’elle ait le plus de députés en l’état, n’est pas nécessairement celle qui doit accéder au pouvoir si des alliances se nouent entre d’autres formations.

Plaidant pour un gouvernement de coalition construit autour du bloc central, le maire de Pau a poursuivi en déclarant: «Ce ne sont pas les partis qui feront la majorité, c’est le président de la République, dans ses fonctions, qui décide quelle est la personnalité qui peut rassembler (…) en tenant compte des nuances de l’Assemblée nationale.»

Il s’est montré peu allant sur l’idée d’une coalition construite uniquement avec LesRépublicains et mettant en garde contre un «gouvernement de la moitié du pays contre l’autre moitié». Le maire de Pau a par conséquent de nouveau tendu la main à certains à gauche, qui partagerait des «valeurs communes» avec le bloc central, en excluant LaFrance insoumise de l’équation.

Interrogé sur ses ambitions personnelles, François Bayrou n’a pas fermé la porte à l’idée de prendre la tête d’un futur gouvernement de coalition, qui pourrait se former autour du bloc central: «Tout ce que je pourrai faire pour aider [le pays], je le ferai (…). Je n’ai pas dit non, mais je ne présente pas une candidature.»

Enfin, au sujet du dîner organisé par Thierry Solère en présence notamment d’Edouard Philippe et Marine Le Pen, le chef de file du MoDem, qui a d’abord semblé esquiver la question en déclarant «ne pas [s]e mêler de l’emploi du temps et des convives que se choisissent les uns et les autres», a ensuite estimé que «c’est un mauvais signal à l’égard du pays.»

08:42

Gérald Darmanin plaide pour une alliance avec LR: «Il pourrait y avoir un premier ministre de droite, ça ne me gênerait en rien»

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, s’est attaqué avec virulence au Nouveau Front populaire, mercredi matin sur Europe 1et CNews. Il a notamment dénoncé un «programme économique délirant», selon lui, et affirmé que «les parlementaires du Nouveau Front populaire, pour une grande partie, sont du côté de ceux qui envoient des pavés et des haches sur la tête des gendarmes», en évoquant les affrontements qui ont eu lieu le 25mars2023à Sainte-Soline.

Le député du Nord réélu dimanche, qui souhaite retourner sur les bancs de l’Assemblée, a ainsi affirmé qu’il censurerait tout gouvernement de gauche si le NFP arrivait au pouvoir. En réponse, il a plaidé pour une «coalition d’idées» du camp présidentiel avec son ancien parti Les Républicains (LR). Alors que certains cadres de LR ont tendu la main au camp macroniste hier (dont Bruno Retailleau et Xavier Bertrand) tandis que d’autres semblent encore sceptiques, Gérald Darmanin s’est dit ouvert à la nomination d’un LR à la tête d’un futur gouvernement de coalition: «Il pourrait y avoir un premier ministre de droite, ça ne me gênerait en rien.»

Cette alliance permettrait au bloc central et la droite de gouverner le pays selon lui, chacun en faisant des compromis tout en se retrouvant sur une «ligne politique» générale. Celui dont le nom circule pour la présidence du groupe Renaissance a notamment cité le fait de ne pas augmenter les impôts comme une ligne rouge.

Quant au dîner partagé par Edouard Philippe, chef de file d’Horizons et un de ses proches, avec Marine LePen, chez Thierry Solère, dîner révélé hier par Libération, Gérald Darmanin a affirmé: «Edouard Philippe dîne avec qui il souhaite, moi je n’aurai pas dîné avec Marine Le Pen (…). Mais j’aime beaucoup Edouard Philippe et Thierry Solère.»

En direct, législatives 2024: Aurore Bergé et Gérald Darmanin plaident pour une alliance du camp présidentiel avec la droite (2)

Aurore Bergé défend une «alliance programmatique» du camp présidentiel avec la droite pour «dépasser le bloc de gauche» et former un gouvernement

«Avec 190sièges [pour le NFP], on est très loin des 289qui permettraient d’avoir une majorité (…), personne d’autre ne s’allie avec eux», a affirmé la ministre chargée de l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, au sujet de la coalition de gauche, mercredi matin sur France2. Selon elle, si le camp présidentiel a gouverné en ayant une majorité relative deux ans durant, c’était avec «250députés, ce qui n’est pas vraiment la même chose».

Partisane d’«une coalition de projets» ou d’une «alliance programmatique» avec LesRépublicains (LR), Aurore Bergé a ainsi estimé qu’«il y a une alternative au Nouveau Front populaire», estimant que «peut-être que certains aussi, divers gauche, PS, peuvent accepter l’idée de ne pas gouvernement avec La France insoumise.»

«On pourrait numériquement dépasser le bloc de gauche, en tout cas, on est les seuls à pouvoir s’élargir», a poursuivi MmeBergé, appelant l’ensemble des figures de LR à se joindre à cette initiative. Elle a enfin défendu l’idée que pour construire cette coalition il fallait du temps, d’où le maintient du gouvernement pour gérer les affaires courantes; elle parle de «quelques semaines».

07:56

«La gauche seule n’est pas en capacité d’avoir la majorité», affirme Carole Delga, qui tend la main à l’aile gauche des députés macronistes

«La gauche doit élargir son socle pour avoir une majorité», a déclaré la présidente (Parti socialiste, PS) de la région Occitanie, Carole Delga, mercredi matin sur TF1. Selon elle, «les propositions [d’alliance du camp présidentiel avec la droite] d’Edouard Philippe sont irréalistes, comme celles des “insoumis” qui disent qu’on appliquera le programme [du Nouveau Front populaire, NFP], rien que le programme».

La socialiste, critique de La France insoumise mais qui s’est résolue à soutenir le NFP pour faire reculer l’extrême droite dans les urnes, a par ailleurs estimé, à l’instar d’autres ténors du PS, que la coalition de gauche doit «se bâtir autour des socialistes». Elle a affirmé, à l’image de Johanna Rolland, la maire de Nantes, tendre la main à «une partie de[s députés de] Renaissance» s’ils sont d’accord pour soutenir un «programme clair, un programme de gauche», en citant «la revalorisation du SMIC, l’abrogation de la réforme des retraites…».

«La gauche seule, n’est pas en capacité, aujourd’hui, d’avoir la majorité» à l’Assemblée nationale, a poursuivi Mme Delga, soutenant l’idée qu’Olivier Faure est le candidat «logique» de son camp pour être nommé à Matignon, en tant que chef du parti. Elle a ainsi pressé Emmanuel Macron à «appeler un premier ministre» de gauche pour prendre la tête d’un gouvernement, plutôt que d’essayer un mariage avec Les Républicains, alliance déjà envisagée par l’exécutif ces deux dernières années et qui s’est révélée infructueuse, selon Carole Delga.

La présidente de région a jugé qu’à défaut le camp présidentiel prenait le risque dans ce «petit jeu politique» de faire monter l’extrême droite et de lui offrir le pouvoir en2027, en profitant pour dénoncer le dîner récent entre Edouard Philippe et Marine Le Pen, révélé par Libération hier.

07:34 Pour approfondir

Entretien | François Ruffin revient sur les raisons de sa rupture avec LFI

Dans un entretien au Monde, le député de la Somme explique pourquoi il a quitté LaFrance insoumise. Il juge qu’Emmanuel Macron «doit permettre à la gauche de gouverner, en nommant un premier ministre issu de ses rangs»:

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Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 5 min.

07:22

Si la gauche accède au pouvoir, elle «ne pourra pas gouverner par des décrets et des 49.3», estime Raphaël Glucksmann

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, juge mercredi dans une interview au Nouvel Obs que la gauche ne pourra «pas gouverner par des décrets et des 49.3». Il faudra «discuter avec des gens qu’on a combattus, sans se renier», dit-il.

L’ex-tête de liste Parti socialiste-Place publique aux européennes, qui s’est engagée dans le Nouveau Front populaire créé en quelques jours par les forces de gauche pour contrer une majorité du Rassemblement national à l’Assemblée, estime que, sans majorité absolue, «la seule voie possible» pour la gauche «est la démocratie parlementaire».

«Maintenant, c’est à l’Assemblée de construire des majorités. L’exécutif va devenir l’exécutant. On ne pourra pas gouverner par des décrets et des 49.3…», a-t-il estimé, dans une pique au camp présidentiel, qui a beaucoup utilisé ces outils, mais aussi au leader «insoumis» Jean-Luc Mélenchon, qui a promis de recourir à des décrets pour l’abrogation de la retraite à 64ans ou la hausse du smic si la gauche se trouvait en position de gouverner.

Prendre un décret pour instaurer le smic à 1600euros net, «ce n’est pas une méthode de gouvernement», estime M.Glucksmann, avant d’insister: «Et cela ne tiendra pas longtemps. La gauche doit avoir le pouvoir d’initiative, mais le faire fructifier par des discussions avec les autres élus.»

«Si on est fermés, sectaires, si on ne discute avec personne d’autre que nous-mêmes, on commettra une faute démocratique et une erreur stratégique totale», ajoute le social-démocrate, qui juge qu’il faut «débattre avec les autres groupes parlementaires, comprendre les réactions, voir comment on peut arrimer des gens qui ne sont pas de notre bord».

«Cela n’arrivera pas en répétant “tout mon programme, rien que mon programme”, et en disant aux autres: vous êtes là en spectateurs du déploiement de notre toute-puissance minoritaire!», poursuit-il dans une nouvelle critique à l’adresse du chef de file de LFI. La gauche «n’a pas le choix, il faut discuter avec des gens qu’on a combattus, sans se renier, et convaincre», affirme M.Glucksmann, tout en reconnaissant qu’il y aura «un moment d’apprentissage qui risque d’être chaotique…».

Il affirme par ailleurs qu’Emmanuel Macron ne l’a pas appelé pour lui proposer le poste de premier ministre et qu’il n’a «rien demandé». L’eurodéputé compte s’atteler «à la construction d’une grande force démocrate française, épousant l’écologie politique». «Avec l’édification de la puissance européenne, ce sont les deux choses qui vont occuper ma vie dans les mois et années qui viennent», assure M.Glucksmann.

07:17 À retenir

Au programme de ce mercredi 10juillet

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live politique, trois jours après les élections législatives. Tandis que se poursuivent les tractations à gauche pour se mettre d’accord sur un nom de premier ministre, tout comme les pressions en direction d’Emmanuel Macron, l’idée d’une coalition entre les macronistes et la droite fait son chemin. Voici ce qui est prévu aujourd’hui:

  • Dans les matinales. La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, est à 7h40sur TF1, tandis que la ministre chargée de l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, sera sur France 2 et que le député du Rassemblement national (RN) et porte-parole du parti Sébastien Chenu sera au micro de RTL. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, sera à 8h15sur Europe 1et CNews, tandis que la maire (Parti socialiste) de Paris, Anne Hidalgo, sera au micro de France Inter cinq minutes plus tard. La présidente (Les Républicains) de la région d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, sera de son côté au micro de Franceinfo à 8h30, en même temps que le président du MoDem François Bayrou sera interrogé sur BFM-TV et RMC, et que Manuel Bompard, coordinateur de LaFrance insoumise, sera sur LCI.
  • Dans les couloirs du Palais Bourbon. L’accueil des députés réélus ou nouvellement élus se poursuit à l’Assemblée nationale. Après les députés écologistes, Renaissance et socialistes hier, c’est au tour des députés du RN de faire une entrée groupée à 9h30, puis des élus MoDem à 14h30. Les députés de Renaissance se retrouvent pour une nouvelle réunion de groupe à 10h30. Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), qui rassemblait jusqu’ici les députés communistes et des députés des territoires d’outre-mer, doit se réunir lui à 18 heures. Cinq députés en rupture avec LFI ont écrit mardi aux présidents sortants des groupes PCF et Les Ecologistes pour leur proposer la création d’un «groupe commun».
  • De l’autre côté de l’Atlantique. Emmanuel Macron participe au sommet de l’OTANà Washington.

23:33

Mathilde Panot réélue à la présidence du groupe LFI à l’Assemblée

La députée Mathilde Panot a annoncé mardi soir sur X avoir été réélue à la présidence du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale. Elle a adressé ses «chaleureux remerciements» aux élus «insoumis», qui se réunissaient mardi pour la première fois de la nouvelle législature. Mathilde Panot, 35ans, est très proche du leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Elle est députée du Val-de-Marne depuis 2017 et présidente du groupe depuis octobre2021.

Dans le groupe Horizons de l’ex-premier ministre Edouard Philippe, le député de Corse-du-Sud Laurent Marcangeli a également été reconduit à la présidence, selon un communiqué du groupe, qui appartient au camp macroniste et compte vingt-sept membres.

21:48

Edouard Philippe confirme sur TF1avoir dîné avec Marine Le Pen après les révélations de «Libération»

Sur TF1ce soir, Edouard Philippe a confirmé une information de Libération selon laquelle il avait dîné avec la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine LePen, en décembre: «Nous avons dîné parce qu’on se connaît peu (…). On a constaté à l’occasion du dîner, qui était un dîner cordial, que nous avions des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets.»

«J’aime bien rencontrer des gens. Marine LePen a fait plus de 30% à l’élection présidentielle. Ça ne me dérange pas de dîner avec elle. D’ailleurs, je pourrais dîner avec elle, et dîner avec Jean-Luc Mélenchon. A chaque fois, je leur ferais part de désaccords, qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux», a-t-il précisé.

Le quotidien a publié un article, peu avant 19heures, dans lequel sont décrits plusieurs dîners organisés au domicile parisien de Thierry Solère, ancien député de LRet conseiller «bénévole» du chef de l’Etat, souvent présenté comme son intermédiaire auprès de nombreux élus, notamment à droite.Selon Libération, l’actuel ministre de la défense, Sébastien Lecornu, a aussi rencontré la cheffe de file du parti d’extrême droite en compagnie de M.Solère, à la mi-mars. La présence sur place de Jordan Bardella est aussi avancé, autour de la même date, par les sources du quotidien. Interrogées, toutes les personnalités mentionnées, sauf Edouard Philippe, ont démenti ces éléments auprès de Libération.

21:10 L’essentiel

Quelques informations à retenir mardi soir

  • L’ancien premier ministre et président d’Horizons, Edouard Philippe a appelé, sur France2, à la formation d’un «bloc (…) qui réunirait de LR à Renaissance». Edouard Philippe a écarté le terme de coalition, y préférant «un accord technique qui permet d’avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an».
  • Dans un entretien accordé auFigaro, Olivier Marleix, l’ancien président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, a appelé, de son côté, Emmanuel Macron à «nommer un premier ministre issu des Républicains» en se basant sur un spectre d’élus similaire à celui évoqué par Edouard Philippe.
  • Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, membre des Républicains, a dit souhaiter, sur France 2, un gouvernement d’«urgence nationale» qui se baserait sur une alliance à l’Assemblée nationale comprenant à la fois les élus de son parti et les formations du camp présidentiel (Renaissance, MoDem, Horizons), voire les élus issus de l’UDI et d’autres indépendants.
  • Dans le même temps, Emmanuel Macron a reçu, mardi soir, Gérard Larcher, le président du Sénat, à l’Elysée, selon une information confirmée au Monde par l’Elysée et une source sénatoriale après un article du Figaro publié en fin d’après-midi sur ce sujet. La teneur de leurs échanges n’est pas connue à ce stade.
  • Le Nouveau Front populaire (NFP) se dit prêt à gouverner «dès demain». Dans un communiqué commun, les quatre formations politiques du NFP ont interpellé le président de la République, l’incitant à «se tourner immédiatement vers le Nouveau Front populaire pour lui permettre de former un gouvernement». L’alliance de gauche a aussi mis «solennellement» en garde Emmanuel Macron contre un maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon. Le patron du PS, Olivier Faure, s’est dit «prêt à assumer» la fonction de premier ministre.

20:51

Xavier Bertrand dit souhaiter un «gouvernement politique» dominé par Les Républicains

Le président de la région Hauts-de-France, membre des Républicains, a dit souhaiter un gouvernement d’«urgence nationale» qui se baserait sur une alliance à l’Assemblée nationale comprenant à la fois les élus de son parti et les formations du camp présidentiel (Renaissance, MoDem, Horizons), voire les élus issus de l’UDI et d’autres indépendants.

«C’est très clairement une forme de majorité qui n’est pas la majorité absolue, j’en ai conscience, mais qui se rapproche le plus de cette majorité absolue et qui est capable de gouverner maintenant», a-t-il considéré. Contrairement à Edouard Philippe, il n’a pas utilisé le terme de «gouvernement technique», y préférant l’expression de «gouvernement politique». M.Bertrand a insisté sur le fait qu’aucun des «extrêmes» ne pourrait en faire partie, citant autant La France insoumise que le Rassemblement national dans ce cadre.

«Si c’est pour dire: on va se ranger derrière le camp du président, ça veut dire que rien ne se serait passé la semaine dernière», a-t-il poursuivi. «Cela veut dire que c’est au camp présidentiel de se ranger derrière LR?», lui a demandé Caroline Roux. «Oui», a répondu Xavier Bertrand, qui affirme ne pas avoir échangé avec Emmanuel Macron à ce sujet.

20:50

L’ancien premier ministre Edouard Philippe appelle à «un accord technique» autour d’un bloc, «composé de Renaissance, du MoDem, d’Horizons et de LR»

Invité au journal de TF1, l’ancien premier ministre et président d’Horizons Edouard Philippe a appelé à «un bloc (…) qui réunirait de LR à Renaissance». Le maire duHavre a considéré que si «la logique c’est qu’[Emmanuel Macron] se tourne vers l’organisation politique» qui compte le plus d’élus, soit le Nouven Front populaire, lui met en avant le fait qu’«il y a un autre bloc au centre, composé de Renaissance, du MoDem, d’Horizons et de LR, qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés».

Edouard Philippe a écarté le terme de coalition pour parler «d’un accord technique qui [permettrait] d’avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an». Selon lui, ce bloc donnerait «une majorité faible mais relative», capable de «garantir la stabilité».

Questionné sur sa place au sein d’un tel accord, Edouard Philippe a simplement commenté qu’il se «réjoui[r]ait» de son existence. «Votre projet, c’était de vous présenter à la présidentielle de 2027?», lui a demandé Caroline Roux. «Cela, c’était peut-être une ambition», a répondu l’élu, avant d’avancer que son «projet était d’essayer de définir des stratégies adaptées aux problèmes de la France».

20:27

Emmanuel Macron a reçu Gérard Larcher à l’Elysée mardi soir

Le président de la République a reçu, mardi soir, le président du Sénat à l’Elysée, selon une information confirmée au Monde par l’Elysée et une source sénatoriale après un article du Figaro publié en fin d’après-midi sur ce sujet. La teneur de leurs échanges n’est pas connue pour le moment.

20:20 Pour approfondir

Le Nouveau Front populaire, plébiscité dans les quatre circonscriptions de la Martinique; mais l’abstention y reste très forte

Plus qu’une victoire, c’est un plébiscite. A la Martinique, des candidats soutenus par le Nouveau Front populaire (NFP) se sont imposés dans les quatre circonscriptions de l’île au second tour des élections législatives, dimanche 7juillet. Trois députés sortants, qui avaient siégé au sein des groupes La France insoumise ou Gauche démocrate et républicaine (GDR), ont balayé sans mal leurs adversaires, avec des scores compris entre 65,7% et 86,6%.

Cette hégémonie s’est installée dans les années 1980 et s’est consolidée depuis. Auparavant, les Martiniquais votaient volontiers pour les partis de droite, défenseurs, à leurs yeux, de la loi de départementalisation de 1946 et de l’ancrage au sein de la République de l’île, à rebours des autres possessions françaises qui accédaient à l’indépendance. Lors des scrutins nationaux,«le spectre du “largage”, qui faisait très peur à l’époque, était continuellement agité», explique Justin Daniel, professeur de science politique à l’université des Antilles.

Retrouvez l’article de notre correspondant à la Martinique, Jean-Michel Hauteville:

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Législatives 2024: en Martinique, un vote massif pour la gauche, héritage d’un ancrage historique

Publié hier à 17h11 Temps de Lecture 2 min.

20:10 Vos questions

Bonjour ! Vous dites précédemment dans le live que le RN est le groupe avec le plus de députés mais ne serait-ce pas plutôt Ensemble ? Merci !

Cla

Bonjour,

Le camp présidentiel a obtenu 168députés sous la bannière Ensemble. Mais il s’agit d’une alliance de plusieurs partis, qui formeront probablement des groupes parlementaires distincts: Renaissance (102députés), le MoDem (33députés), Horizons (25députés), auxquels il faut ajouter deux députés UDI et six «divers».

Le Rassemblement national est donc en bonne position pour former le groupe le plus important en nombre, avec sans doute 125députés – Jordan Bardella a déclaré lundi soir sans davantage de précisions qu’une personne élue avec l’étiquette RN ne siégera finalement pas dans le groupe en raison de propos « qu’[il] ne partage pas» et qui «ne reflètent pas [sa] ligne politique».

19:48

Cinq députés «insoumis» «frondeurs» proposent de créer un groupe commun avec les communistes et les écologistes

Cinq députés en rupture avec La France insoumise ont écrit mardi aux présidents sortants des groupes PCF et Les Ecologistes pour leur proposer la création d’un «groupe commun», a affirmé à l’Agence France-Presse la députée Danielle Simonnet, confirmant une information de BFM-TV.

«Comme vous le savez, la rupture entre nous et La France insoumise est consommée. Nous ne siègerons pas dans le groupe “insoumis”. (…) Nous aspirons à siéger dans un groupe nouveau, associant des écologistes, des communistes, des membres de Génération. s et nous», écrivent Clémentine Autain, Alexis Corbière, Hendrik Davi, François Ruffin et MmeSimonnet.

«C’est pourquoi nous vous faisons la proposition d’un groupe commun et nous tenons à votre disposition pour discuter des modalités d’une telle reconfiguration», poursuivent-ils.

En arrivant mardi après-midi à l’Assemblée, le député désormais ex-LFI Alexis Corbière a affirmé être favorable à la création d’un «grand groupe commun» de tout le Nouveau Front populaire, «sans exclusive ni sectarisme», et «si ce n’est pas possible éventuellement avec ceux qui veulent le faire».

Alexis Corbière, Hendrik Davi et Danielle Simonnet n’ont pas obtenu l’investiture de La France insoumise lors des législatives, en raison de leur manque de loyauté, selon la direction du parti. Ils ont malgré tout été réélus. François Ruffin et Clémentine Autain ont, eux, fait le choix de s’éloigner après avoir vivement dénoncé cette «purge».

19:37

L’ancien président du groupe LR Olivier Marleixappelle Emmanuel Macron à «nommer un premier ministre issu des Républicains»

Dans une interview au Figaro, Olivier Marleix, l’ancien président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, appelle Emmanuel Macron à «nommer un premier ministre issu des Républicains».

«Je ne parle pas de débauchage individuel, mais d’un premier ministre capable de composer une majorité incluant ceux qui se réclament de la droite, du centre et des valeurs républicaines», a-t-il précisé, excluant toute nomination de Gérald Darmanin, qui «ne parviendrait pas à rassembler».

«Le pays est à droite et le chef de l’Etat a le devoir de répondre aux exigences des Français sur ces sujets qui créent la colère: le pouvoir d’achat des classes moyennes, la demande d’autorité, la réindustrialisation du pays, la stabilité fiscale, la reconstruction des services publics», considère-t-il.

Olivier Marleix précise par ailleurs qu’il ne sera «pas candidat contre Laurent Wauquiez pour la présidence du groupe LR s’il souhaite en prendre la tête». Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a terminé en tête, devant le candidat du Rassemblement national, Alexandre Heuzey, dansla 1ʳᵉ circonscription de Haute-Loire, dont il a déjà été le député à deux reprises.

19:14 Vos questions

Pourquoi le RN a eu plus de voix mais moins de sièges ?

Fanny

Bonjour Fanny,

Depuis les résultats des élections législatives, dimanche 7juillet, de nombreux électeurs du Rassemblement national (RN) s’étonnent que le parti d’extrême droite ne devienne que la troisième force politique à l’Assemblée nationale alors qu’il a réuni plus de suffrages que les autres. Dans un message retweeté plus de 3000 fois,le compte souverainiste Cercle Aristoteécrit ainsi:«NFP[Nouveau Front populaire]: 7millions de voix, 180 sièges. RN: 10millions de voix, 143 sièges.»

Loin d’être une«magouille électorale», ces grandes différences entre la part des voix et le nombre de députés élus s’expliquent au regard de plusieurs facteurs, notamment le fait qu’il ne s’agit pas d’un scrutin proportionnel, que l’offre politique a été modifiée en raison du front républicain et qu’il existe d’importantes disparités démographiques entre circonscriptions.

Tous ces facteurs sont expliqués dans cet article du service des Décodeurs:

Lire aussi |

Législatives 2024: pourquoi le RN, qui revendique la majorité des suffrages, est seulement la troisième force politique à l’Assemblée nationale

Publié hier à 17h34 Temps de Lecture 2 min.

18:54 Urgent

Le Nouveau Front populaire se dit prêt à gouverner «dès demain» et met en garde Emmanuel Macron contre le maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon

Dans un communiqué publié sur X, les quatre formations politiques du Nouveau Front populaire (NFP) interpellent le président de la République, l’incitant à «se tourner immédiatement vers le Nouveau Front populaire pour lui permettre de former un gouvernement.»

Ragaillardis par leur succès aux législatives, les députés rappellent que «le Nouveau Front populaire est sans contestation possible la première force de la nouvelle Assemblée nationale», qui comptera plus de 190 sièges dans la future législature.

Même si elles sont loin de la majorité absolue (289), les composantes de la gauche continuent de plaider pour un gouvernement issu du NFP: «Conformément à l’usage républicain en période de cohabitation, il revient au président de la République de se tourner dès à présent vers le Nouveau Front populairepour lui permettre de former un gouvernement.»

Promettant depuis deux jours de proposer un nom de premier ministre, les députés entretiennent l’espoir intact de gouverner seuls malgré l’absence de majorité absolue. «Dès demain, nous sommes prêts à gouverner notre pays pour appliquer le programme du Nouveau Front populaire que nous avons présenté durant la campagne électorale», peut-on lire dans le communiqué du NFP, qui «met solennellement en garde le président de la République contre toute tentative de détournement des institutions».

Le Nouveau Front populaire fait notamment allusion à la décision d’Emmanuel Macron de maintenir «pour le moment» Gabriel Attal au poste de premier ministre afin «d’assurer la stabilité du pays». Un maintien qui «pourrait sonner comme une tentative d’effacer le résultat de dimanche».

Alors que le chef de l’Etat n’a pas cherché à contacter l’alliance de gauche, le Nouveau Front populaire juge que si Emmanuel Macron «persistait», ce serait «une trahison de l’esprit de notre Constitution et un coup de force démocratique auquel nous nous opposerions de toutes nos forces».

18:40

En Italie, l’impasse de la télévision publique sur les élections françaises fait des remous

L’impasse de la télévision publique RAI sur la contre-performance du Rassemblement national (RN) au second tour des législatives françaises, dimanche soir, fait des remous en Italie. La commission parlementaire de supervision du diffuseur a exigé des explications de ses dirigeants.

«Il n’est pas concevable qu’un événement mondial comme les élections françaises ait été suivi beaucoup plus en profondeur par les télévisions privées que par le service public», a dénoncé mardi la présidente de la commission, Barbara Floridia, citée par plusieurs médias.

Cette polémique intervient dans un contexte déjà tendu à la RAI, dont les journalistes ont observé une grève de vingt-quatre heures début mai pour défendre leur «liberté» face aux «tentatives» de faire de l’antenne «un mégaphone du gouvernement» de la dirigeante d’extrême droite Giorgia Meloni.

Alors que les groupes audiovisuels privés Mediaset et La7 ont organisé des éditions spéciales sur cette soirée électorale, aucune des chaînes généralistes du groupe audiovisuel public n’a jugé opportun de le faire. Seule la chaîne d’information en continu du groupe, Rai News24, a suivi les résultats, entrecoupant toutefois sa couverture de reportages consacrés à un festival dont elle était média partenaire.

  • Quelques informations à retenir mardi soir
  • Le Nouveau Front populaire se réunit en fin d’après-midi pour «tracer le chemin» de son programme, selon Manuel Bompard
  • Jordan Bardella «assume» sa «part de responsabilité» dans la «défaite» du RN et estime que les candidats «pas conformes ne siégeront pas»
  • Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal de rester premier ministre «pour le moment» afin «d’assurer la stabilité du pays», selon l’Elysée

Le contexte

Live animé par Marie Pouzadoux

Image de couverture : JULIEN DE ROSA / AFP

Ont également contribué à ce live: Hélène Bekmezian, Marie Pouzadoux, Julien Lemaignen, Agnès Gautheron, Glenn Cloarec, Minh Dréan et Charlotte Herzog.

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Pour approfondir

  • En infographie. La carte des résultats des législatives 2024au second tour, l’Hémicycle et le tableau des candidats élus
  • Récit. Les deux France du 7juillet: le «soulagement» du peuple de gauche, la désillusion des électeursRN
  • Décryptage. Le Nouveau Front populaire en première ligne d’une situation politique inédite après sa victoire surprise aux législatives 2024
  • Récit. Au Rassemblement national, l’amertume et le déni après des résultats décevants au second tour des législatives 2024
  • Editorial du «Monde». En finir avec les politiques du pire
  • Analyse. La dissolution, un dangereux «boomerang» pour celui qui en use
  • Nos directs. Revivez la journée et la soirée électorale du premier tour, ainsi que l’entre-deux-tours dans nos lives
  • Quelques informations à retenir mardi soir
  • Le Nouveau Front populaire se réunit en fin d’après-midi pour «tracer le chemin» de son programme, selon Manuel Bompard
  • Jordan Bardella «assume» sa «part de responsabilité» dans la «défaite» du RN et estime que les candidats «pas conformes ne siégeront pas»
  • Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal de rester premier ministre «pour le moment» afin «d’assurer la stabilité du pays», selon l’Elysée

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En direct, législatives 2024 : Aurore Bergé et Gérald Darmanin plaident pour une alliance du camp présidentiel avec la droite (2024)
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